Texas Tapes : Vers l’infini et au-delà

Il y a des week-ends comme ça, à tendance schizophrénique, où le midi tu emmènes ta fille faire du cheval, pour ensuite tailler la route pour aller jouer loin de chez toi, et terminer le dimanche par une tonte de gazon.

Il est difficile de trouver son équilibre dans tout cela, de se connecter avec son vrai « moi », mais j’essaie, docteur, j’essaie.

Porter les amplis, installer les micros et les pédales, faire la balance, rire aux éclats en partageant une planche apéritive, voir les gens arriver dans la salle en sentant la douce pression monter en soi (je me souviens du troisième accord sur la première chanson du set ? Celle qu’on a rajoutée à la dernière répet ?) et puis se lancer dans l’arène.

Il y a quelque chose d’un peu fou dans tout cela… inconscient, même ? J’en suis certain.

Mais c’est aussi grâce à ces moments que je prolonge ma vie, que je me mesure à ma propre fin, ma propre mort.

L’espace de quelques heures, je suis le Temps, je défie la notion même d’être au monde.

La Passion consume, absorbe tout, elle m’effraie parfois, mais je la dompte et ce faisant, j’apprends à me connaître, à apprivoiser tout ce que je ne connaissais pas de ma personne.

Une fois n’est pas coutume, je vais citer Stéphanie de Monaco ici :

« There are no lies in circus. There are artists working together to give a smile. »

Ou bien encore Wydell dans The Devils’ Rejects :

« All right, let’s get this freak show on the road! »


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