Day 4 : Sentiments ambivalents

La colère, la jalousie, l’impression de ne pas être à sa place, la solitude, tout ça a longtemps été un moteur…

Plus maintenant (sauf à de rares exceptions créatives).

J’aime me dire que j’ai essayé, j’ai tenté, quitte à me planter. J’ai essayé parfois, d’être « normal ».

Mais à trop vouloir l’être, j’ai fini par ne plus être moi-même.

Un bon exemple de cela est ma période Universal : un an après la télé, j’ai signé avec eux.

Paris, le Bataclan, les lumières, les soirées open -bar qui ne servent à rien à part se branler entre « artistes » (quel mot affreux), j’ai connu et pas qu’un peu.

Mais c’est un peu comme les soirées réseautage ou aller boire un verre avec des gens : ça me remet les idées en place et ça me permet de voir ce que je ne veux pas.

J’avais un DA à l’époque (directeur artistique) qui ne m’a servi à rien pendant de nombreuses et inutiles années (combien ? je ne sais plus, très honnêtement, tout cela est très vague aujourd’hui).

Si vous saviez comme le temps est étirable dans le music business.

Rien ne me fait plus plaisir que de les voir mourir lentement aujourd’hui, sous les coups de boutoir des plateformes numériques.

Moi je suis un artisan, un prolétaire, je bosse à côté et je vis pas de la musique, même si j’ai essayé.

Alors aujourd’hui je fais ce que je veux, je maîtrise mon produit de A à Z et j’ai personne au-dessus de moi qui me dit comment faire ou quoi faire alors qu’il ne sait pas aligner 2 notes sur une guitare


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