Ah, Bukowski. Ou Chinaski. Ou juste Hank, enfin bref importe.

J’ai dû le découvrir pendant ma vingtaine, aucune idée de comment et où, mais comme toutes les grandes découvertes de ma vie, personne ne m’a guidé, alors peut-on parler de hasard ou de Destin ? Aucune idée non plus, et on s’en fout en fait.

Mais voilà, je sortais de plusieurs déconvenues : plein de longues histoires qui se finissaient : couple, groupe(s), amitiés. Je me retrouvais seul et je ne voyais aucun sens, aucune direction à ma vie.

J’avais accumulé plein de boulots de merde, qui selon moi ne correspondaient pas au Plan que j’avais en tête. Je ne comprenais pas les gens, pourtant j’essayais, je me cassais les dents tous les jours mais je remontais sur le ring à chaque fois. Et dans ce bordel, j’ai découvert Bukowski, je crois par le biais de ce roman.

Drôle, vrai, brutal, viscéral, the real thing comme on dit. Le vrai truc.

Après, tout le reste te paraît chiant, fabriqué, dénué d’ossature ou d’énergie vitale. Et puis j’ai tout de suite eu l’impression que le mec me parlait à moi.

Malgré l’accumulation de boulots merdiques, de relations ratées, de bouteilles pour oublier le monde, Chinaski (le personnage du bouquin) essaie, tente de comprendre ses congénères humains.

Après « Factotum », évidemment, j’ai lu d’autres choses de Buk, puis m’en suis détourné, comme toutes les choses qui m’ont beaucoup trop inspiré. Cet auteur a quand même totalement modifié ma façon d’écrire, et même de voir le monde.

Ces derniers temps j’y reviens, et je comprends plein de choses que j’avais pas vues à l’époque, et c’est ça pour moi qui rend l’Art magnifique : on ne cesse de s’y abreuver, d’y revenir, et aujourd’hui je sais que Bukowski continuera de m’inspirer jusqu’à ma mort.


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